« Est-ce que tu vis ou si tu te contentes d’exister? »

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Il y a quelques jours, j’ai vu passer cette phrase sur mon fil d’actualité Facebook.
Rien d’extraordinaire, me diras-tu… mais parfois, certaines phrases viennent nous chercher sans qu’on sache trop pourquoi.

Quelques heures plus tard, en route vers le bureau du notaire, je l’aperçois à nouveau — cette fois, écrite en graffiti sur le mur d’un bâtiment.
Je me suis dit : OK, là, l’univers essaie clairement de me parler.

Avec tout ce qui s’est passé dernièrement, les dossiers administratifs à régler, les obligations à honorer… je me suis sentie happée par le tourbillon du faire, encore et encore.
Et pourtant, j’avais choisi d’être travailleuse autonome justement pour avoir plus de liberté — du moins, c’est ce que je croyais.

Mais cette phrase m’a frappée en plein cœur.
Je réalise aujourd’hui que les pressions que je ressentais ne venaient pas uniquement de mes anciens employeurs.
Non.
Elles venaient aussi de moi.

Je suis exigeante envers moi-même.
Je veux bien faire.
Je veux avancer, donner le meilleur, être à la hauteur.
Mais à quel prix?

Respecter mes limites, c’est aussi vivre.
C’est me donner le droit de respirer entre deux accomplissements.
C’est ralentir sans culpabilité.
C’est me rappeler que je ne suis pas une machine à performer, mais une humaine qui apprend, qui ressent, qui traverse ses saisons intérieures.

Et peut-être que, finalement, vivre vraiment, c’est ça :
oser choisir la douceur, même quand la vie nous pousse à courir.


D’ailleurs, cette semaine, deux clientes fidèles que j’adore m’ont demandé si, malgré mon horaire complet, j’avais une petite place de dernière minute pour elles.
Mon premier réflexe? Regarder comment je pourrais réorganiser mon horaire pour leur faire de la place.

Sacrifier un moment de ressourcement pourtant essentiel pour être dans les meilleures dispositions avec ma clientèle?
Reporter mon rendez-vous chez le notaire?
Sauter mon dîner?

Puis, j’ai pris quelques minutes de recul.
Et là, une petite voix à l’intérieur m’a soufflé : Qu’est-ce que tu es en train de faire, Mylène?

Encore une fois, je m’apprêtais à ne pas écouter mes limites.
À me mettre de côté sous prétexte d’aider, d’être disponible, d’en faire un peu plus.

Mais cette fameuse phrase — celle que j’avais vue deux fois dans la même journée — est revenue résonner encore plus fort :
Est-ce que tu vis… ou si tu te contentes d’exister?

Et j’ai compris.

J’ai choisi, cette fois, de ne pas me trahir.
De ne pas remplir le vide entre deux rendez-vous au détriment de mon équilibre.
De respecter l’espace dont j’ai besoin pour souffler, pour être présente à moi-même.

Parce que vivre pleinement, c’est aussi ça :
honorer ses limites, dire non avec douceur, et se rappeler que se choisir n’est jamais un manque de générosité, mais un acte d’amour.

J’ai choisi de vivre chaque moment, consciemment.
Par respect et amour pour moi,
et par respect pour toutes les personnes que j’accompagne — dans ma vie personnelle comme dans ma pratique.


Aujourd’hui, je réalise que vivre pleinement, ce n’est pas remplir chaque minute de ma journée.
C’est savourer les espaces entre deux rendez-vous, respirer sans culpabilité, accueillir le silence autant que l’action.

Parce que la vraie liberté ne vient pas de tout ce qu’on accomplit…
elle naît du choix conscient d’être en présence avec soi.

Alors si toi aussi, tu sens que tu cours peut-être un peu trop souvent après le temps, pose-toi cette question :
Est-ce que tu vis vraiment… ou si tu te contentes d’exister?

Et si, ensemble, on choisissait de vivre — vraiment. 🌿

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